
Je m'appelle Morgan. Avant de parler de biochar, je dois vous raconter le chemin qui m'a mené ici, parce qu'il est loin d'être une ligne droite.

Tout petit, mes parents m'emmenaient avec eux sur des missions humanitaires. Au Népal, j'avais 2 ans, je garde encore le souvenir de marcher dans les montagnes et d'être accueilli par les habitants avec des guirlandes de fleurs. Au Maroc, à 6 ans, on a traversé une partie du pays pour distribuer des fournitures scolaires, et on a laissé derrière nous un camion rouge en rentrant. Je pense que ça laisse une trace : l'idée que le monde ne s'arrête pas à notre porte, et qu'on peut vraiment agir dessus.
Plus tard, je me suis formé en cuisine et en pâtisserie, dans des endroits comme l'Estrel à Berlin et l'Hôtel Meysset à Sarlat. En 2013-2014, je suis reparti au Népal, cette fois pour un travail de boulangerie française, et pour aider à monter une pâtisserie française là-bas. C'est là-bas, aux côtés d'agriculteurs qui luttaient chaque jour contre l'érosion des sols et le manque de ressources, que quelque chose a commencé à germer. J'ai ensuite cultivé de la vanille en Dominique.


Qu'est-ce qui relie tout ça ? Une obsession pour les systèmes qui régénèrent plutôt qu'ils n'épuisent. Le biochar coche toutes les cases : il redonne vie au sol, il piège le carbone sur le long terme, et il transforme un déchet en ressource.
Aujourd'hui, je fais tout ça seul : de la pâtisserie à l'agriculture en passant par le code, chaque étape de mon parcours m'a appris à regarder un problème sous un angle différent. Mon objectif est simple : aider les gens à avoir un meilleur sol pour cultiver. C'est pour ça que je suis là.